Giannis Antetokounmpo : « Bud m’a dit ‘que ça fasse une brique sur le plexi ou un airball je m’en fous, shoote ! »

Vous l’avez sûrement déjà lu ou entendu quelque part, si Giannis Antetokounmpo devient un shooteur fiable, il sera alors inarrêtable. On n’y est pas encore, mais la star des Bucks a bossé cet été pour être capable d’au moins planter ses shoots ouverts loin de la raquette. Et s’il y a arrive, terminé les 2 ou 3 défenseurs qui l’attendent systématiquement à l’intérieur.
« Cette année, je shoote. J’ai tellement travaillé sur mon shoot cet été pour être plus à l’aise. Je vais plus shooter et j’espère que j’en rentrerai plus. Si ce n’est pas le cas, il y aura une nouvelle saison après celle-ci et je pourrais continuer à progresser, progresser et encore progresser. Ça va finir par venir. » Giannis Antetokounmpo
En 5 ans de carrière pour le moment, le Grec shoote à 168/591 derrière la ligne, soit un petit 28.4% de réussite. Il faut dire que son ancien coach Jason Kidd lui avait tout simplement dit d’arrêter de shooter extérieur à partir de son année sophomore.
« Je crois que c’était durant ma deuxième année, il m’a dit de ne pas shooter. Puis dans mon troisième année, vers la fin de la saison, il m’a dit de shooter un peu. Lors de ma quatrième année, il m’a laissé shooter et pour la cinquième il m’a dit : ‘Tu as le feu vert, fais ce que tu veux’. Mais je n’étais pas suffisamment à l’aise. C’est difficile. Quand vous ne shootez pas, c’est difficile de se mettre à shooter. » Giannis Antetokounmpo
Mike Budenholzer, recruté pour succéder à celui qui a coaché en intérim suite au licenciement de Kidd en janvier, lui a déjà donné le feu vert. Et le fait travailler avec son assistant de longue date Ben Sullivan, spécialisé dans le shoot et qui a lui-même étudié auprès du renommé Chip Engelland.
« Quand Bud est arrivé dans l’équipe il m’a dit : ‘Giannis, je vais avoir besoin que tu shootes. Je m’en fous que ça rentre ou pas, que ça fasse une brique sur le plexiglas, que ça fasse airball, peu importe, shoote. C’est de la motivation en plus. Je vais travailler dur sur mon 3-points et ça fera de moi un joueur encore meilleur dans un an, dans deux ans. » Giannis Antetokounmpo
Bien que plus fluide, son shoot ne semble pas avoir beaucoup changé dans la mécanique, le plus important restant la prise de confiance.
« Il ne va pas se transformer en Ray Allen ou Chris Mullin en un claquement de doigts, mais je le trouve très confiant, il a passé beaucoup de temps à travailler. Le plus important c’est qu’il soit confiant. Sur le long-terme on va en bénéficier. » Mike Budenholzer
En pré-saison, Antetokounmpo a shooté à 2/5 de loin en 49 minutes de jeu. Soit 3.7 tentatives par match sur un temps de jeu ramené à 36 minutes de moyenne par rencontre. Il est à 1.5 en carrière pour le moment.
« Je sais que je peux aller au panier quand je veux, mais je dois être capable de créer, d’apporter des paniers faciles. Parfois je suis complètement ouvert, je dois shooter. » Giannis Antetokounmpo
via JSOnline

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