Mike Budenholzer : « Ce qu’on veut, c’est avoir des trois points ouverts »

Dans une ligue tournée vers les trois points, les Milwaukee Bucks détonnaient. Depuis cinq ans, les joueurs du Wisconsin font partie des équipes tentant le moins de tirs primés. L’année dernière, ils ne prenaient que 24,7 tirs à trois points par match, soit la 25ème moyenne NBA. Leur franchise player, Giannis Antetokounmpo, n’a qu’une réelle faiblesse : les jumpshots. Logiquement, il en prend du coup assez peu (1,9 par match la saison dernière) avec une réussite fluctuante (29% en carrière). Problème, c’est toute l’équipe qui suivait son exemple puisqu’avec une réussite collective de 35,5%, les Bucks n’avaient que le 22ème pourcentage de toute la ligue. Mais c’est désormais de l’histoire ancienne puisque leur nouveau coach, Mike Budenholzer, a décidé de faire progresser ses ouailles sur ce point.
« C’est juste les entraînements quotidiens, ils prennent beaucoup de tirs dans leurs workouts individuels, puis pendant les exercices de shoots et dans les matchs d’entraînement. On insiste vraiment là-dessus. Ils tentent beaucoup de trois points du début à la fin de l’entraînement, je pense que c’est en train de devenir un peu contagieux. Tout le monde réalise que c’est ce qu’on veut, des bons trois points ouverts. C’est important pour nous. » Mike Budenholzer.
Il faut dire que le nouveau coach aime beaucoup les trois points. Lorsqu’il était à Atlanta, la franchise géorgienne a terminé quatre fois dans le top 10 de la NBA au niveau des tentatives à trois points et était connue pour avoir un très bon spacing, et ce sur tous les postes.
« Je leur dis de continuer à tirer. Je pense que beaucoup de joueurs, principalement les intérieurs, pensent que s’ils en manquent un ou deux d’affilée, on va leur demander d’arrêter de tirer. En ce moment, on essaie de les encourager. On veut que les gars augmentent leur distance de tirs, je pense que le plus important c’est que vous leurs donniez confiance et qu’ils sachent ce que vous voulez. » Mike Budenholzer.
Évidemment, Khris Middleton, le meilleur tireur à trois points de l’équipe avec Mirza Teletovic l’an passé, a carte blanche.
« Je ne vais pas arrêter de tirer à mi-distance, c’est ma plus grande force. Mais au lieu de poser un ou deux dribbles, je vais prendre le trois points. Je l’ai fait par le passé, c’est juste que je pose toujours deux dribbles vers l’intérieur. La plupart du temps, il y a de la place pour faire un step-back à trois points ou tirer en catch and shoot. Il faut juste être plus confiant et prendre ces tirs. » Khris Middleton.
Mais les autres joueurs sont aussi encouragés à prendre des trois points.
« Ce n’est pas que moi, c’est tout le monde. Giannis prend plus de trois points, même John Henson… Mike veut que les gars jouent ensemble, de la même façon mais aussi sur leurs forces. Je ne pense pas que vous verrez John prendre cinq ou dix trois points par match. Mais s’il est ouvert, il va prendre le tir et, plus important, le mettre. Pareil pour moi et les autres gars. » Khris Middleton.
La méthode a apparemment l’air de marcher car John Henson (1/13 à trois points en carrière) semble gonflé à bloc.
« Une partie du boulot quand on est en NBA, c’est de s’adapter aux nouveaux systèmes et au nouveau coach. Pour gagner des matchs, il faut pouvoir s’adapter et je pense que l’équipe en est capable. Ce staff fait du super boulot et nous donne beaucoup de confiance. Moi, personnellement, je viens le matin et je prends des tirs avec Vin Baker, je fais beaucoup de répétitions. Je vais avoir le temps de prendre mes tirs, les adversaires ne vont pas me courir dessus si je suis à trois points. Il s’agit juste de les rentrer. » John Henson.
Les Bucks se sont qualifiés en playoffs la saison dernière mais ils se sont inclinés au premier tour face aux Celtics.
Via Journal Sentinel.

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